Votre entreprise achète-t-elle ses voitures ou les loue-t-elle ? En septembre, le marché des flottes recule de 4 %, mais le choix penche nettement d'un côté : l'achat direct chute de 8 %, tandis que les loueurs longue durée progressent de 10 %. Un signal utile si vous comparez LLD, LOA et achat.
En bref
- Les immatriculations des flottes reculent de 4 % en septembre, à 60 742 véhicules, dans un contexte d'incertitude économique.
- Les achats en propre des entreprises baissent de 8 %, alors que les loueurs longue durée gagnent 10 % avec 19 862 véhicules.
- L'électrique représente 33,8 % des flottes sur neuf mois, poussé par les quotas de la LOM et le coût total de détention.
Le chiffre clé : + 10 % de hausse des immatriculations des loueurs longue durée en septembre, contre 8 % de baisse pour l'achat direct.
Les loueurs longue durée compensent le recul des achats directs
Le marché des flottes a enregistré 60 742 immatriculations en septembre, soit 4 % de moins. Le résultat aurait pu être bien pire. Ce sont les loueurs longue durée qui ont évité la chute plus lourde.
Les entreprises, elles, hésitent toujours à renouveler leur parc en propre. Leurs immatriculations reculent de 8 %. Seuls 19 000 véhicules ont été mis à la route par ce canal sur le mois, à peine 12 % du marché national d'après AAA Data.
En face, les loueurs longue durée immatriculent 19 862 véhicules, en hausse de 10 %. Leur part de marché grimpe à 13 %. Ils dépassent donc, en septembre, le volume des entreprises qui achètent elles-mêmes leurs voitures.
| Canal | Septembre | Volume | Part de marché |
|---|---|---|---|
| Ensemble des flottes | - 4 % | 60 742 | Non précisée |
| Entreprises en propre | - 8 % | 19 000 environ | 12 % |
| Loueurs longue durée | + 10 % | 19 862 | 13 % |
Les entreprises préfèrent louer face à une équation économique floue
Le constat est net : les entreprises sont perplexes devant une équation économique complexe. Elles serrent les dents et le portefeuille. Quand elles renouvellent, elles s'en remettent de plus en plus aux leasers plutôt que d'acheter elles-mêmes.
Les utilitaires illustrent cet attentisme. Leurs immatriculations s'effondrent de 11 % en septembre. Outil de travail des flottes, le véhicule utilitaire subit les arbitrages d'investissement. Face aux incertitudes, les entreprises reportent le renouvellement de ces modèles et prolongent leurs contrats de location.
Les voitures particulières, elles, tiennent leurs volumes : 39 337 unités en septembre, soit 0,36 % de plus. Le recul global du marché vient donc surtout des utilitaires et de l'achat direct, pas des voitures de tous les jours.
L'électrique pèse déjà un tiers des flottes et pousse vers la location
Les grands comptes basculent massivement vers les modèles à batteries. Trois contraintes les y poussent : les quotas de la LOM, la taxe incitative et l'impératif d'alléger le coût total de détention, le fameux TCO.
Les chiffres suivent. Les immatriculations électriques de flottes progressent de 57 % en septembre. Sur les neuf premiers mois de 2026, la part de l'électrique atteint 33,8 % de l'ensemble des flottes (voitures particulières et utilitaires). Elle dépasse 43 % sur les seules voitures particulières.
Sur la même période, les immatriculations de modèles 100 % électriques bondissent de 72 %. Depuis le printemps, il s'immatricule chaque mois davantage de modèles électriques que d'hybrides ou de thermiques.
Cette transition menée à marche forcée a un prix : un renouvellement contraint, de plus en plus externalisé. Autrement dit, confié aux loueurs.
Le diesel devient une part résiduelle chez les voitures particulières
Longtemps carburant roi des flottes, le diesel recule de 17,25 % en septembre. Il ne représente plus que 3,97 % du marché des voitures particulières d'entreprise.
Il garde un dernier bastion : les utilitaires. Ils lui permettent de revendiquer encore péniblement 30 % des immatriculations à professionnels.
Pour un salarié qui a une voiture de fonction ou un automobiliste qui compare ses options, le message est clair. Les flottes ne se renouvellent plus autour du diesel, mais autour de l'électrique.
Ce que ce marché change pour votre comparaison LLD, LOA et achat
Ces chiffres décrivent des flottes d'entreprise, pas votre budget personnel. Ils montrent pourtant comment les professionnels arbitrent quand l'avenir est incertain. Voici les points à garder en tête avant de comparer.
- Le coût total de détention guide les décisions des grands comptes : comparez la facture globale, pas seulement le loyer ou le prix d'achat.
- L'électrique devient la norme dans les flottes : 33,8 % des immatriculations sur neuf mois, et plus de 43 % chez les voitures particulières.
- La location s'impose en période d'incertitude : les entreprises prolongent leurs contrats plutôt que d'investir.
Si les entreprises, qui calculent leur TCO au centime près, se tournent vers les loueurs, la LLD mérite d'être chiffrée sérieusement face à l'achat avant de trancher.
Vos questions
De combien le marché des flottes a-t-il reculé en septembre ?
Les immatriculations des flottes baissent de 4 % en septembre, à 60 742 véhicules. Sans la progression des loueurs longue durée, le résultat aurait pu être bien pire.
Les entreprises achètent-elles encore leurs voitures ?
De moins en moins. Leurs immatriculations en propre reculent de 8 % en septembre, avec environ 19 000 véhicules, soit 12 % du marché national d'après AAA Data. Les loueurs longue durée font mieux, avec 19 862 véhicules et 13 % de parts de marché.
Pourquoi les flottes basculent-elles vers l'électrique ?
Trois contraintes s'additionnent : les quotas de la LOM, la taxe incitative et la volonté d'alléger le coût total de détention. Résultat, l'électrique pèse 33,8 % des flottes sur neuf mois, et plus de 43 % des voitures particulières.
Sources : caradisiac.com.





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